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Réformes sociales : Sekkouri précise les hausses de salaires attendues

Par Lesinfos -le

Réformes sociales : Sekkouri précise les hausses de salaires attendues
Le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, a détaillé à la Chambre des représentants un ensemble de mesures sociales et salariales visant à soutenir le pouvoir d’achat et réduire les inégalités. Entre hausse du SMIG, revalorisation dans plusieurs secteurs et réformes sociales, le gouvernement revendique une approche progressive mais structurante.

Le dialogue social ne se limite pas à des chiffres ou à des négociations budgétaires, mais constitue avant tout, selon Younes Sekkouri, une construction progressive d’une relation de confiance entre l’État, les partenaires sociaux et les représentants du secteur privé, y compris agricole. C’est dans cet esprit que le ministre a présenté devant la Chambre des représentants les principales mesures sociales mises en œuvre par l’exécutif.

 

Selon lui, les efforts financiers engagés par le gouvernement sont directement orientés vers la protection du pouvoir d’achat et la réduction des disparités sociales. Une stratégie qui s’inscrit dans un contexte économique qualifié de contraignant, mais qui a tout de même permis des avancées significatives.

 

Parmi les mesures phares, le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est passé de 14,81 dirhams de l’heure au début du mandat à 17,9 dirhams actuellement, portant le salaire net mensuel d’environ 2.800 à 3.400 dirhams. Dans le secteur agricole, le salaire minimum (SMAG) a également connu une hausse, passant de moins de 1.900 à 2.400 dirhams à partir de ce mois d’avril.

 

Le ministre a rappelé qu’au début du mandat, une hausse générale des salaires était fortement demandée, mais difficilement réalisable en 2023. Il a toutefois souligné qu’une fois les conditions réunies, une part importante du budget de l’État a été consacrée à une revalorisation salariale globale d’environ 1.000 dirhams, dans un contexte économique jugé complexe.

 

Le dialogue social sectoriel a également permis des ajustements ciblés. Dans le secteur de l’éducation, environ 325.000 fonctionnaires ont bénéficié de hausses salariales allant de 1.500 dirhams en début de carrière à 5.000 dirhams en fin de parcours professionnel.

 

Au-delà du secteur public, des mesures ont aussi concerné le secteur privé, notamment à travers la révision de l’impôt sur le revenu, qui a permis une augmentation moyenne d’environ 400 dirhams du revenu net des salariés. À cela s’ajoutent des réformes liées aux retraites, notamment la réduction du nombre de jours de cotisation requis pour accéder à une pension de vieillesse, passé de 3.240 à 1.320 jours, avec la possibilité de récupérer les cotisations en cas de non-éligibilité.

 

Enfin, Younes Sekkouri a évoqué de nouvelles mesures en préparation concernant les agents de sécurité privée, souvent confrontés à des conditions de travail difficiles et à de longues amplitudes horaires pouvant atteindre 12 heures par jour. Un amendement de l’article 193 du Code du travail sera prochainement soumis au Conseil de gouvernement afin de corriger certaines inégalités structurelles dans ce secteur.


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